La 30e édition du festival Garorock a été définitivement annulée à Marmande après plusieurs interruptions liées aux intempéries, entraînant plusieurs millions d’euros de pertes. Dans son sillage, d’autres événements majeurs comme Solidays ont également été contraints de renoncer, révélant une saison estivale bouleversée par des conditions météorologiques extrêmes.
Une série d’annulations en cascade frappe les festivals en France, sur fond de canicule et d’orages violents.
Garorock, organisé à Marmande, a été définitivement interrompue ce dimanche 28 juin en raison des alertes aux orages.
La décision intervient après l’annulation des journées de jeudi et samedi, selon la préfecture et l’organisation.Malgré la vente de près de 100 000 billets, les organisateurs ont exprimé leur « immense tristesse » et une « grande déception » dans un communiqué.
Une édition sous haute tension météorologique
Le festival devait se tenir sur plusieurs jours, mais les conditions météorologiques extrêmes ont bouleversé le programme.
Initialement, l’événement devait accueillir jusqu’à 220 000 personnes sur différents sites, dont l’hippodrome de Paris-Longchamp.
Face aux fortes chaleurs et aux risques sanitaires, le préfet de police a demandé l’annulation de certaines journées.
Le samedi 27 juin, plus de 20 000 festivaliers ont dû être évacués, certains étant pris en charge dans des salles mises à disposition par la municipalité.
Selon Ludovic Larbodie, directeur de l’événement, le seul manque à gagner de la journée de samedi représente entre 3 et 3,5 millions d’euros.
Remboursements et désillusion pour les festivaliers
Les organisateurs ont assuré que les billets seraient remboursés. Ils ont également rappelé que le festival, vieux de près de 30 ans, n’avait connu que cinq annulations de journées avant cette édition.
Une décision similaire a été prise dans le Puy-de-Dôme, également placé en vigilance orange pour orages.
Solidays également contraint à l’annulation
La même période a vu un autre événement majeur annulé : le festival Solidays, prévu lui aussi du 26 au 28 juin.
Pendant plusieurs jours, son directeur Luc Barruet, fondateur de l’association Solidarité Sida, avait travaillé avec les autorités sanitaires et le gouvernement pour limiter les risques liés à la canicule.
Malgré ces efforts, les 6 000 bénévoles mobilisés ont dû procéder au démontage des scènes dès le 28 juin.
La recette du festival représente environ 70 % du budget de l’association, fragilisant fortement son financement.
Une saison de festivals frappée par les intempéries
Depuis le début de la saison estivale, les annulations s’enchaînent en France, principalement en raison de la canicule et des épisodes orageux.
Dans les Hauts-de-France, plusieurs événements ont été annulés ou interrompus, tandis que le festival Retro C Trop, à Tilloloy dans la Somme, a dû être évacué en urgence dans la nuit du 27 au 28 juin après de violents orages.
Entre concerts annulés, fêtes locales interrompues et festivals stoppés à la dernière minute, la météo extrême s’impose désormais comme un facteur déterminant pour les grands événements culturels en plein air.
Une saison musicale sous tension, où la sécurité des festivaliers prime désormais sur tout le reste.
